fév
06
2010
0

Tristesse contemporaine @ Pop in

l_222723995c5149c28eae30cd0e253c1a

Hier soir au pop in c’est un peu la cohue. Pas mal de monde se presse pour voir le premier concert de Tristesse contemporaine. Si j’ai peu de goût pour le nihilisme et que je ne valide pas du tout le nom du groupe, il faut bien dire que c’est excellent. Géniale Narumi aux claviers, subtil Léo à la guitare et le chanteur masqué, mais oui, c’est le leader de ce groupe sous estimé et oublié Earthling. Si si, souvenez vous quand l’univers se résumait au trip hop et que Massive Attack faisait de bons albums ! Peu importe, pour un premier concert, c’est réussi. On est dans le midtempo lanscinant, les gens sont contents. C’est vrai qu’on a pas l’habitude d’entendre ce style de son, ils posent une ambiance et c’est aussi dansant. Tout cela mériterait un album. Dans la foulée c’est la mêlée avec les gens bourrés et c’est trop rigolo. Je me souviens qu’une fois dans ce sous sol les gens avaient fait la queue leu leu sur Girls and Boys de Blur. La fille du capitaine va demander à Robert Alves de passer jj et c’est très drôle. Mon papier sur le groupe suédois pour wow magazine est .

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles | Mots-clefs :
fév
02
2010
0

Mademoiselle de Launay

sade_van_loo

Lu dans le “Discours parfait” de Sollers, cette lettre adressée par Anne-Prospère de Launay au Marquis de Sade. Précisons que la signature de la jeune fille, comme elle le dit, est écrite avec son sang.

Je jure à M. le marquis de Sade, mon amant, de n’être jamais qu’à lui, de ne jamais ni me marier, ne me donner à d’autres, de lui être fidèlement attachée, tant que le sang dont je me sers pour sceller ce serment coulera dans mes veines. Je lui fais le sacrifice de ma vie, de mon amour et de mes sentiments, avec la même ardeur que je lui ai fait celui de ma virginité, et je finis ce serment par lui jurer que si d’ici un an je ne suis pas chanoinesse et par cet état, que je n’embrasse que pour être libre de vivre avec lui et de lui consacrer tout, je lui jure, dis-je, que si ce n’est pas, de le suivre à Venise où il veut me mener, d’y vivre éternellement avec lui comme sa femme. Je lui permets en outre de faire tout l’usage qu’il voudra contre moi dudit serment, si j’ose enfreindre la moindre clause par ma volonté ou mon inconscience.

De Launay. 15 décembre 1769

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles |
jan
30
2010
0

JJ (encore)

jj

JJ / 5 minutermed

Impossible de savoir d’où vient ce titre mais cela tourne à l’obsession. Je veux dire c’est quand même rare une telle frénésie. Après tout je suis un bloggeur comme tous les autres, peut être. Un illuminé sauvage parmi tant d’autres. Mais on s’arrête toujours à des considérations futiles avec la musique. Comme l’amour la majeure partie de l’univers laisse faire. Mais tout comme lui la musique est devant nous sans cesse. Elle nous précède, toujours en avance. Qui pourrait la décrire ? Et les textes d’une chanson, tout cela est une grande affaire, tout cela est un parti pris que vous le vouliez ou non. Tout cela est important. Depuis plusieurs jours je vis avec JJ. J’ai l’impression de la joie comme jamais. Sur les quelques images du groupe qui traînent, une chanteuse pas jolie, cheveux sales et grand sourire. Et un type quelconque. Pas de Myspace. Et ils font de la musique qui fouille dans le dub plus ou moins. Dans la pop suédoise plus ou moins. We do what we do Sont complètement nihilistes parce que l’époque les a convaincu. Sample Je ne connais personne. Je n’ai pas un ami dans le monde. Vont passer certainement dans le rouleau de la mode. Je ne prétends pas faire partie de la hype. Je pourrais. Mais je trouve plus réel le monde que j’ai choisi.Bing. Il y a la question des substances et là dessus ils sont très clairs, très précis, jusqu’au boutistes. Défoncée en studio, défoncée dans la rue, défoncée à la campagne. Je bois dans le studio, je bois dans la rue, je bois à la campagne. Et je ne sais pas pourquoi. Et je ne sais pas mentir. Quand on fait cela, on fait cela. Et je ne pourrais pas expliquer mais j’aime la cocaïne. Je n’aime pas mon cerveau, c’est pour cela que je bois du champagne. Oui on veut en savoir plus sur ces personnes. Tu veux savoir ? On veut s’envoler. Je n’ai pas besoin de ce que tu me proposes de toute façon. Alors laisses moi seule. Je suis arrivée là toute seule. Bientôt je ne serais plus là.

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles | Mots-clefs :, ,
jan
28
2010
0

Victoires

Le VIP room c’est particulier comme endroit quand même. Déjà ca commence mal quand on va sur le site web de ce lieu trop bruyant : une musique abasourdissante s’impose à vous, impossible de l’éteindre, c’est juste insupportable. Ce sont les nominations des 25ème victoires de la musique qui sont annoncées. Le pbm du bruit continue dans la salle même quand il faut faire des itws, pas possible de faire baisser le volume d’une sono idiote et qui tabasse pour rien. Qu’importe, je finis enfin par papoter avec Coeur de Pirate, qui est évidemment la plus jolie fille de la soirée. Une minute trente exactement, elle est un peu soulée par le rouleau compresseur de la promo, nominée dans deux catégories. Cheveux de paille folle, elle porte des talons et massacre au piano son single Comme des enfants. On rit beaucoup avec la Fille du capitaine et on essaye de pas trop se regarder quand Sliimy, ou peu importe comment cela s’écrit, monte sur scène auréolé d’une cape et d’un chapeau noirs. Petite déception hein, le clip de Hey you n’est pas nominé dans la catégorie meilleur vidéoclip, promise à Charlotte Gainsbourg, c’est pas grave, l’essentiel est voué à l’oubli. Ambiance de la brousse noire dans le carré où sont assis tous les nominés pour les révélations, ils se regardent en chien de faillence, on connait tout cela par coeur c’est la même chose dans toutes les cérémonies mais c’est la guerre et j’aime la guerre.
Tous les gens gentils et puis petit tour au Scopitone pour voir un groupe qui s’appelle The Mods dont ils n’ont guère que le nom et puis diverses farandoles au Baron où Teki Latex donne de la vodka derrière les platines et passe En Vogue et c’est très très bien parce que comme d’habitude une troupe de blondes suédoises arrive en se frottant les hanches entre elles et N. me raconte en montrant une fille brune qu’il a baisée tant et tant que sa bite pelait à la fin et il y a D. et B. qui sont folles et géniales et avec qui on peut parler en dansant oui tout en dansant c’est un art voyez vous et Frédéric B. explique à D. qu’elle va attraper la grippe A et c’est incongru et on peut attendre mieux d’un type à prix littéraires qui a écrit les géniales Nouvelles sous Ecstasy il y a quoi, dix ans maintenant ? et je pense en regardant une banquette rouge du club à un texto que j’ai reçu dans la soirée et je ne pense pas encore au mail que je vais lire en rentrant chez moi et une chanteuse que je ne pourrais pas nommer à l’air vraiment très ringarde avec un foulard bleu en guise de ceinture et des chaussures noires hideuses et c’est tellement contraire à l’image qu’elle a voulu donner sur la pochette de son dernier album.

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles |
jan
27
2010
0

Hey you

31nfgcl5mrl_ss500_

JJ / Things will never be the same again

JJ en boucle dans les oreilles internes de mon cerveau. Leur troisième disque, intitulé, mais oui, N°3 sera bientôt disponible ici. J’y entends Dubstar, Cranes, des groupes dont on peut avoir honte sans que cela n’ait d’importance.

Pony Pony Run Run / Hey you live Cigale jan 10

On est pas sérieux quand on a trop bu au concert des français il y a quelques jours à la Cigale. On y retrouve en secret la voix discrète de la Fille du capitaine et mes cris classiques BONSOIR PARIS.

Pierre Vassiliu / Enfant roi

Il y a des chansons que l’on aime pour leur titre. Dans la plongée intéressante (merci AFD) dans la discographie de Pierre Vassiliu, cette chanson de 1975.

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles |
jan
26
2010
0

Atom Egoyan / Arnaud Fleurent-Didier

pisanello_princess

L’univers en cours d’éclatement et au milieu de petites illuminations précises. Que l’art et ses formes soient les derniers repères à avoir de nos jours est une défaite dans un sens. Je veux dire qu’il faudrait vivre l’art absolument, l’abolir en l’infusant dans les corps, dans les têtes. Nous n’en sommes pas encore là, la révolution, c’est bien d’elle dont il est question, s’observe de loin.

En attendant, parmi les vraies passions esthétiques, doit se mener une vie quotidienne où le goût prend forme.

Le film d’Atom Egoyan “Chloé” est un chef d’oeuvre. L’auteur d’Exotica va frapper un très grand coup. Je n’en mène pas large en sortant de la projection quand je vais place de Clichy voir Arnaud Fleurent-Didier au théâtre du Méry. C’est le grand pouvoir du cinéma, il s’incruste en vous et vous envole.
Je réserve une chronique pour Wow magazine mais que l’on sache que ce film est d’une puissance absolue. Le duo sexuel Julianne Moore / Amanda Seyfried est une des plus belles prestations qu’il m’ait été donné de voir. Je veux dire c’est la fin de la pornographie dans l’univers après ces scènes. Cette dernière a le visage d’un ange. Dès les premiers plans, il est impossible de ne pas voir un tableau de l’italien Pisanello du XVème siècle. Même absolue perfection dans le visage, même rondeur parfaite, même symétrie inouïe des traits. Egoyan scrute le fond de l’âme. Le film sort le 3 mars.

Arnaud Fleurent-Didier est très attendu, c’est son deuxième concert au Méry. (mon entretien avec lui pour Wow est ici). La première partie est catastrophique, un chanteur prénommé Alexandre est en train de foutre en l’air la soirée avec ses quatre chansons odieuses. C’est un peu compliqué pour AFD, il est visiblement tendu, pourtant la bassiste et la fille aux claviers sont comme des soeurs, elles font ce qu’il faut pour l’aider. La grande tenue de ses chansons sur disque peut faire craindre le pire sur scène. Certaines envolées electro en raviront plus d’un. En fait on est subjugués par les textes. Il joue un de ses anciens morceaux, sublime au piano “Portrait du jeune homme en artiste”. France culture en cadence, impeccable. Et puis il y a cette reprise de Pierre Vassiliu, sa principale référence, je suis en train de pleurer dans le noir en l’écoutant.

Pierre Vassiliu / En vadrouille à Montpellier

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles |
jan
24
2010
0

JJ

On sait très peu de choses sur le duo suédois JJ. Je devrais peut être demander à cette suédoise qui me racontait récemment que tous les musiciens se connaissent dans ce pays. C’est en tous cas un vrai enchantement dans la série des groupes ultra calmes qui sont l’air du temps même.
The XX pas si intéressants que cela, Beach House qui ne me procurent que peu d’émotions, vous voyez ce que je veux dire. JJ tournent en ce moment en première partie des premiers.

JJ / Let go

J’aime que dans ce morceau, la chanteuse explique Tout ce qui me reste est mon âme. Alors, laisse moi seule avec cet hiver si froid. Emporte moi comme si j’avais fait une overdose d’héroïne. Chéri, nous sommes nés pour rire ou peut être dormir au soleil…

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles |
jan
18
2010
0

Philippe Sollers / Discours parfait

discoursparfait

Le recueil de textes de Sollers “Discours parfait” qui vient de paraître chez Gallimard est un livre parfait. C’est la suite de “La guerre du goût” et de “La défense de l’infini”, qui regroupent aussi des articles, textes, entretiens parus entre ses romans. Mettons nous tout de suite d’accord, Sollers est l’écrivain vivant le plus important. Avec lui, c’est la bibliothèque qui s’ouvre. Un écrivain qui fait signe vers les autres écrivains, voilà qui est réjouissant. Montaigne, Diderot, Nietzsche, Mirabeau, Chateaubriand, Bataille, Joyce, Breton, Claudel deviennent des individus avec qui vous pouvez avoir des conversations, des dialogues. Sollers fournit clés en main des illuminations. Et l’art de la citation prend chez lui une ampleur flamboyante. Il suffit de rentrer dans la grande danse.

Nag Hamadi.
C’est moi dit-elle - la fiancée et le fiancé, / et c’est moi mon mari qui m’a engendrée. / C’est moi la mère de mon père et la soeur de mon mari, / et c’est lui mon rejeton.

Stendhal.
Le mauvais goût conduit au crime.

Voltaire.
Mes pensées sont mes catins.
Ou même :
Je suis d’un caractère que rien ne peut faire plier, inébranlable dans l’amitié et dans mes sentiments, et ne craignant rien, ni dans ce monde-ci, ni dans l’autre.

Que penser de cette définition donnée par un anonyme du dix huitième d’une “grivoise” sinon qu’une jeune fille que je connais se cache sous elle ?
Une grivoise, Mademoiselle, est une fille qui ne se soucie de rien, qui satisfait ses plaisirs et ses passions quand elle en trouve l’occasion, qui ne prend aucun chagrin et qui ne songe qu’à se réjouir.

Et ces mots de Nietzsche à propos de Montaigne, tout à fait dans la lignée de ce que Sollers représente à mes yeux.
Qu’un pareil homme ait écrit, véritablement la joie de vivre sur terre s’en trouve augmentée. Pour ma part, du moins depuis que j’ai connu cette âme, la plus libre et la plus vigoureuse qui soit, il me faut dire ce que Montaigne a dit de Plutarque: “A peine ai-je jeté un coup d’oeil sur lui qu’une cuisse ou une aile m’ont poussé.” C’est avec lui que je tiendrais, si la tâche m’est imposée de m’acclimater sur la terre.

jan
16
2010
1

Isabelle A.

Toujours trimballer son corps partout où c’est possible. Et porter un petit enregistreur de marque Roland Edirol.
Hier soir je file à l’hôtel de ville pour remise des prix Lumière qui sont décernés par la presse étrangère. Il s’agit des meilleurs acteurs, actrices, espoirs français du cinéma de l’année 2009. Ces prix lancent la saison des récompenses d’un milieu qui, comme aucun autre, se congratule sans cesse. La cérémonie est ennuyeuse, entrecoupée de courts métrages plus ou moins réussis. Celui de Jocelyn Quivrin, oui. Le comédien disparu il y a peu hante la soirée. Bel hommage de Beigbeder. Celui qui montre un cadavre dansant, non. C’est glauque comme les années 2000. De toute façon, je file très vite en coulisses, un attaché de presse bien connu m’a à la bonne. Il me propose ni plus ni moins qu’un entretien avec Isabelle Adjani qui s’apprête à recevoir le prix de la meilleure actrice pour son interprétation d’une prof dans “La journée de la jupe” de Jean Paul Lilienfeld. Gardes du corps en veux tu en voilà, Adjani est une diva secrète, elle se cache derrière de grandes lunettes. Comme on marche, je rentre avec elle dans sa loge, rattrapé juste à temps par un vigile qui prend mon épaule et s’écrie “Tu patientes dehors un instant”. Oui, une loge, un salon, une grande pièce richement décorée façon 18ème, lui est réservée. Me voilà appelant Christine Masson pour lui demander une petite question à poser à la belle et pour la prévenir de la jolie exclu que voilà. Pendant ce temps des gardiens qui peuvent tout aussi bien être des convoyeurs de fond car ils portent des gilets pare balles, s’impatientent et ouvrent plusieurs portes en bois cachées dans les renflements du mur de pierre du coeur de l’hôtel de ville. La star fait des photos avec des parures de bijoux dans ce qui prend bien l’allure d’une chambre royale, comble incongru et divin dans l’antre de la république où la laïcité est certaine d’elle même.
Je rentre, tout aussi absolument certain de moi même, portant des fringues Uniqlo de la tête aux chevilles et des chaussures bleues à 19 euros achetées dans la boutique “Episode”. Minimalisme contre grandeur du décorum. Adjani est splendide, belle absolument. Je ne suis pas du tout people, je suis curieux de savoir comment la machine du spectacle fonctionne de l’intérieur. Et je n’ai pas besoin d’avoir lu Casanova pour avoir envie d’approcher les femmes importantes de mon temps.
Je m’approche, je dis bonjour en serrant sa main et celle du réalisateur. C’est à moi à la conduire dans la partie salon de la grande pièce, je lui propose un fauteuil, je m’assois à côté. C’est cool, mes mains ne tremblent pas et il reste des piles dans le petit appareil. Les propos sont courtois, Adjani est posée, calme, délicieuse. Lilienfeld vient prendre place à sa droite. On le sent impressionné par elle, ou peut être est-ce là une projection dans le sens psychanalytique du terme. Je ne me retourne pas mais je sens bien que quelqu’un est dans la pièce, certainement une maquilleuse. Regard noir d’Adjani vers cette personne indifférenciée et tout de suite après “Non, je ne veux personne dans cette pièce, je ne pourrais pas parler sinon.”
Mais voilà, les gens comme elle n’existent plus, on est bien loin dans le spectaculaire et si l’on sait bien y voir, il n’y a rien de fascinant, juste une très belle actrice qui parle calmement, ses mains sur les genoux. Elle me regarde dans les yeux et tout en ayant déjà en tête la prochaine question, comme les footballeurs s’arrangent pour penser déjà au coup d’après quand, suivant un long dégagement du gardien adverse, un coéquipier donne un grand coup de tête qui lance la balle dans le ciel et que c’est là qu’il faut savoir où elle va atterrir, qu’il faut prévoir l’attaque qui va suivre, je prends quand même quelques micro secondes pour me souvenir de sa voix chantant “Pull marine”. Une des premières fois où j’entendais ce morceau était à l’arrière de la voiture de mes parents qui nous conduisait vers le petit village de Bandol en Provence. Je me revois précisément entre le siège arrière et le siège avant, recroquevillé et la tête vers le ciel, inventant les images à poser sur sa voix si délicate. Et c’était facile alors, le petit pull marine touchait le fond de la piscine si lentement. Il s’enfonçait, la couleur bleue était évidente au milieu de l’eau et il laissait voir la peau blanche d’une femme qui mourrait dans l’instant ou qui aller pousser sur ses jambes dans le fond de cette piscine silencieuse et revenir à l’air libre et exploser dans l’autre bleu, celui du ciel que je voyais au même moment.

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles |
jan
13
2010
2

Wicked game

Hannah Starkey / Mahony 1999

Hannah Starkey / Mahony 1999

Tout le monde va sur mixbeat parce que c’est cool.

On a tué le chien de Guy Bedos.

Le chanteur Corneille a besoin de parler de son viol pour essayer de vendre des disques.

Il est possible de ne pas tomber amoureux, il faut se concentrer et écouter Exlovers.
Exlovers / Wicked game

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles |

Copyright: Arnaud Jamin // Blog: WordPress // Design: Dutch Girl Design