mar
17
2010
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Vu et entendu / Inauguration du Bus Palladium

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Une superbe baignoire où on se lave les mains et à gauche les toilettes filles avec une image de la vierge Marie et à droite Jésus pour les garçons. Un enchevêtrement de moquettes sixties seventies géométriques impeccable. Champagne (beaucoup). Une console qui donne envie de monter un groupe et une cabine dj qui donne envie de s’y épancher. Salons du deuxième étage, pas une nouveauté dans les clubs, mais accueillants à souhait. Des gens qui se battent à coup de pipettes de vodka (c’est pas grave). Une fille en porte jarretelles et une autre avec des chaussures cloutées très spéciales (c’est grave).

Rachid Taha est encore tout bourré. Il va se faire démonter par le petit journal le fanfaron.

Bernard de La Villardière, qu’est-ce qu’il fout là ?
Bah il était là quand ca a ouvert dans les années 60 c’était un blouson noir terrifiant. En vrai c’est un méchant, tout au fond de lui.

Oui et on peut jouer au piano et à la guitare on en met à disposition et on peut manger du saumon bio et des hamburgers et de la viande aussi.

Il y a certainement un lien de parenté caché entre Tim Burton et Louis Bertignac par rapport aux cheveux mais Bertignac il les a tout blanc ca fait presque peur et quand même commencer un concert par une reprise bof quoi et il faut que j’écrive une chronique assassine mais bien tournée d’Alice au pays des merveilles au fait, c’est bien ca m’y fait penser.

J’ouvre une boutique de cup cakes.
Je ne sais pas ce que c’est.

V est gay, W est gay aussi, X est ultra gay, Y n’en parlons pas, Z est gay.
Non Z n’est pas gay, il est champion du monde de air guitar.

Tu sais d’où vient le nom bus Palladium ? Au début il y avait un bus qui faisait une tournée pour faire venir les gens et les ramener chez eux quand ils étaient tout excités et fatigués, c’était à la fin du seizième siècle.

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles | Mots-clefs :
mar
15
2010
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Kavinsky / Nightcall

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Nightcall  by  Kavinsky

Pacific Coast Highway  by  Kavinsky

J’aime Nightcall, produit par Guy-Manuel de Homem-Christo et chanté par Lovefoxxx, chanteuse de CSS devant l’éternel. Le morceau avance avec vous, la grosse bête Daft Punk fait des petits, on applaudit. Et pourquoi ne pas balancer ce titre à qui vous demande ce qu’est pour vous l’identité nationale ?

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles |
mar
14
2010
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Frédéric Berthet (again)

Je n’en démords pas, cet écrivain est une lumière. Dans n’importe quel blog on vous dirait “morceaux choisis”, j’avancerais simplement : débrouillez vous avec cela.

Je ferais un jour la liste des gens que j’ai aimés et qui auront le droit de prononcer mon nom.

D’abord, les conversations m’ennuient. Alors plus de conversations, plus de conversations ennuyeuses. Je ne tolèrerais que les manoeuvres d’approche. Comme de toute façon il ne se dira rien qui mérite d’être dit, faisons simplement connaissance : je veux dire, ne sera autorisé que ce qu’il est convenu de se dire dans le premier mois d’une rencontre. Ensuite des romans, des concerts…

Incorrigible. Qu’est-ce qu’il y a d’admirable dans cette fille, à part le fait que tu ne la connaisses pas encore, et qu’elle te “délivre du langage” pour reprendre tes expressions pompeuses ? C’est qu’elle est admirable. Il n’y a pas que son visage qui soit le siège de son âme : l’attache de ses bras l’est aussi, chaque partie est en totalité. C’est comme si je refaisais une addition pour vérifier et que je tombais toujours sur le même résultat. Le désir ? Mais je ne sais même pas si c’est du désir. Je sais seulement que je peux renouveler la vérification autant de fois que je veux.

Ce 23 mars 1980, je jette un regard torve sur la réalité.

Alice est un prototype, et je suis l’heureux bénéficiaire de ce modèle unique, et qui revient trop cher pour qu’on puisse le fabriquer en série.

Le dialogue est à peu près aussi impossible entre un écrivain et un universitaire qu’entre un mérou et le directeur d’un centre océanographique.

N faisait partie de cette catégorie de teenagers qui sont comme le désordre, indescriptibles. Elle était tellement ravissante qu’elle en devenait alarmante. Aaron Debski, le célèbre metteur en scène, en avait vu d’autres, naturellement, mais il avait tout de même l’air inquiet. Il la regardait à la dérobée et, quand il la vit venir me parler, il s’approcha de moi et me demanda visiblement si j’étais inconscient ou désespéré. (…) Il eût l’air désolé et s’éloigna tristement, comme soudain fataliste.

Ce qu’il y a d’inquiétant, de décourageant, quand j’y repense, c’est que les jeunes filles que j’ai aimées à la folie, c’est à dire un mois ou deux - ensuite, elles partaient, tout simplement, elles disparaissaient, ou bien elles se montraient tellement insupportables, elles semblaient m’accorder si peu d’importance que je refusais de les revoir - ces jeunes filles, quand d’aventure je les revois - et certaines sont mariées - n’ont pas l’air heureuses. Alors ?

Lire un livre exige que soit volé un moment de calme à l’agitation. Celui”ci est donc précisément écrit à l’intention des êtres agités et voleurs.

Ah oui, c’est cela : elles venaient l’accuser, s’expliquer définitivement avec lui - mais chacun des verdicts n’était bien sûr qu’un moment infime du procès qu’intentait l’espèce à des individus de son genre.
“-Tu ne nous as jamais aimées.
-Je vous ai trop aimées.
-Notre nombre suffit à prouver le contraire.
-Étais-je léger, une crapule, un joli coeur ?
-Même pas, tu étais pire que cela.
-Mais quoi ?
-Une crapule nous flaire, nous joue des tours pour ce que nous sommes : nous sortons grandies de ces aventures, nous nous connaissons chaque fois un peu mieux, nous élevons les enfants qu’ils n’ont pas reconnus : mais avec toi nous serions restées seules, tu nous prenais pour quelqu’un d’autre, tu renvoyais de nous une image si merveilleuse que cela en devenait un reproche vivant, tu ne savais plus t’arrêter.


A l’automne 80 (ceci noté après soirée R, Ritz et Chunga), j’aurai acquis une vision véritablement balzacienne du monde où je vis.


Depuis quelques mois, je m’entraîne à parler aux gens avec la voix contenue et précise d’un homme qui, surgi silencieusement derrière eux, leur appliquerait soudain un couteau sous la gorge en leur enjoignant de ne pas bouger, et leur donnerait des instructions. Rien en moi pourtant n’est menaçant, et mes propos sont le plus souvent anodins; cependant quelque chose, chez mes interlocuteurs, perçoit nettement, sans qu’eux mêmes s’en rendent compte, l’écho qui leur revient dans le dos. Avec le temps, je crois que cet exercice m’est devenu presque naturel, et ma voix a gagné en persuasion - en douceur également.

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles | Mots-clefs :
mar
11
2010
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Le problème de l’éducation

Dites “éducation” en France et vous verrez les gens se lever. Chacun a son mot à dire et personne n’est content. Beaucoup de bruit à chaque réforme, les discours s’enchaînent sans fin. Aux états unis voilà comment certains éduquent les enfants, tout cela n’est il pas charmant ? Phoenix est loin d’être prophète en son pays mais là bas c’est la joie. Un Grammy, une tournée qui s’annonce triomphale et les chorales d’enfants qui reprennent leurs chansons. N’avons nous pas à apprendre des américains finalement ? Voyez comme les petits chantent et dansent sur le morceau qui rend hommage à Liszt, c’est prodigieux.

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles |
mar
06
2010
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Cults

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Cults / Go outside
Cults / Most wanted

Mystères, boules de gomme, mélodies hallucinées autour du groupe Cults dont on sait peu de choses. Probablement originaires de New York.
Les titres sont téléchargeables gratuitement ici.

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles | Mots-clefs :
mar
01
2010
1

Dis merci

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Il faut bien dire que la société, si elle existe (et cela n’est pas du tout sûr), a des côtés appréciables.
Je voudrais dire merci aux gens qui ont construit le métro, à ceux qui ont établi le plan de la ville entière de Paris, à Vivant Denon qui est à l’origine du Louvre. Il m’est nécessaire de remercier un par un, et ça fait du monde, les architectes, les géomètres, les bâtisseurs qui ont crée cet ensemble tout à fait étonnant.
Je suis bien content de me promener dans cette ville et j’applaudis à tout va. Je ne me sens pas tout à fait chez moi ici, cela ne fait que cinq ans finalement que j’habite à Paris, mais enfin force est de constater que beaucoup de choses sont mises en place pour me faire apprécier ce séjour dans l’existence. Et l’architecture, art le plus puissant, s’adresse à moi sans cesse ici. C’est bien simple, depuis que je prends le bus 72 tous les matins, la vie est différente. Je dirais même que je suis prêt pour la révolution, sans rire. A la moindre situation de révolte, je prendrais feu. Parler de Guy Debord avec la Fille du Capitaine me fait penser que mai 68 aura lieu demain. Et il prendra place ici. Il n’y aura pas besoin de grands chamboulements, de grands mouvements. A la moindre étincelle, je serais de la partie, comme beaucoup. Je veux dire cette vie, cette joie parisienne ne peuvent qu’aboutir à la révolution, n’est ce pas ?
Je tiens à bien préciser que je suis pour les comités de travailleurs, pour la séquestration des patrons, pour une taxation très importante du Capital. Je le dis simplement mais véritablement. Il suffit de quelques situations.

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles |
fév
28
2010
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Wow #1 Jeudi 4 mars à la Flèche d’or

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La première soirée trimestrielle du magazine en partenariat avec agnès B aura lieu jeudi 4 mars à la Flèche d’or. Tu viens, tu danses sur des groupes excellents (Delorean, Dominant legs, Karl Blau que tu peux écouter là), tu repars avec un cd 3 titres de ces groupes, tu me vois passer des disques avec le crew de Wow, Nelson et Adam Kesher, tu es content(e), amoureux (euse), tu trouves que finalement payer huit euros pour tout cela c’est vraiment pas grand chose et tu as raison. Dans la foulée tu appelles ta cousine et la fille ou le gars de ton choix pour savoir ce qu’ils font jeudi parce que tu te dis que ce sera une soirée divine.

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles |
fév
28
2010
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Kisses + Dum Dum Girls

A Los Angeles il y a deux bons groupes en ce moment, le premier est electro et le deuxième rock mais on s’en fout c’est de la pop pour danser au printemps. Bisous.

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Dum Dum Girls / Jail la la

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Kisses / Kisses

Kisses / Bermuda

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles | Mots-clefs :,
fév
27
2010
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Le hockey, le champagne et le cigare

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Signe des temps ce scandale qui a entouré la fête improvisée des hockeyeuses canadiennes qui viennent de remporter la médaille d’or aux jeux olympiques face aux américaines. Sitôt la récompense obtenue, les voilà de retour sur la glace pour célébrer comme il se doit la victoire, immenses bouteilles de champagne dans les bras, bières décapsulées en veux tu en voilà, cigares fumés par les deux bouts devant un public mi médusé mi amusé et des caméras, qui en tant que caméras, transmettent vers tous les yeux qui passent par là. Le comité Olympique s’offusque, la presse s’en mêle, les ménagères frétillent sous leur gras, les pères de famille reconnaissent dans l’instant leur marque de bière dans les jolies mains des hockeyeuses et ils sont mal à l’aise, les annonceurs sont déboussolés, personne n’est content qu’elles soient contentes à ce point. On veut bien qu’elles fassent ce qu’elles veulent dans les vestiaires quitte à ce que la pornographie s’en empare (ca fera toujours un profit, mais cette gratuité immédiate et cette joie, non, non, non et non !).

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Voilà des filles qui s’amusent entre elles et qui n’ont pas pensé à se cacher. Tous les fantasmes inversés se mettent en place : c’est inacceptable en soi, ces filles là n’ont pas le droit de faire ça, vous n’y pensez pas. Et avez vous pensé à Marie-Philip Poulin ? Cette fille de 18 ans, elle n’a pas l’âge légal pour boire de l’alcool et pourtant elle ne se gêne pas la gamine !
Et tout le monde oublie dans l’instant que c’est pourtant elle qui a marqué deux buts ce soir là…
La pudibonderie va loin. Même dans le sport populaire, toute expression dionysiaque est réprimée. Et inutile de dire que Dionysos est le dieu de vous savez quoi et que l’esprit grec est censé avoir un petit rapport avec les jeux olympiques.

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Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles | Mots-clefs :
fév
23
2010
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On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici !

Le collectif des cinéastes pour les sans papiers, qui regroupe 350 cinéastes, vient de mettre en ligne ce film qu’il est nécessaire de faire circuler.

Ecrit par Arnaud Jamin dans Articles |

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